Automatique

Prototype de robot bipède "Rabbit" du Laboratoire d'automatique de Grenoble © Sébastien Godefroy / CNRS Photothèque

Rabbit, prototype de robot bipède


Modéliser, analyser, diagnostiquer, commander des systèmes de plus en plus complexes : l'automatique est aujourd'hui au cœur de nos sociétés. Depuis plus de 60 ans, le laboratoire d'automatique de Grenoble est en pointe dans cette discipline.

L’automatique, à la fois science de l’ingénieur et science de l’information, propose des outils d’analyse, de commande et de diagnostic pour des systèmes liés à la production, l'énergie, l'environnement, le transport, la santé, la communication...  La complexité de ces systèmes, leur autonomie, leur sécurité constituent autant de grands défis auxquels répond le département d’Automatique de Gipsa-lab (anciennement LAG - Laboratoire d’Automatique de Grenoble).

Hall du laboratoire d'automatique de Grenoble - Gipsa-lab

Le hall du laboratoire d'automatique de Grenoble en 1990

C’est en 1957 que le professeur René Perret (1924-2003) crée le laboratoire de servomécanismes, rebaptisé en 1961 laboratoire d'automatique de Grenoble (LAG). L'automatique est alors une jeune discipline, qui s'est fortement développée au cours des années 1940-1950.
La volonté d’imbriquer la recherche méthodologique et les applications industrielles conduit dès sa création le laboratoire à développer en interne des procédés pilotes. Ceux-ci permettent de valider de nouvelles méthodes de commande, préalablement à leur application sur les sites industriels. Ainsi, le LAG conçoit le premier calculateur industriel issu d’une université française (MAT 01), en collaboration avec la société MORS qui le commercialise en 1965. Parallèlement il se dote d’un pilote de distillation devenu emblématique du laboratoire. Couplée au calculateur, la « colonne à distiller » permet de tester de nombreuses méthodes, ensuite appliquées dans l’industrie chimique.
Grâce à cette ouverture vers l'industrie et ses nombreuses collaborations nationales et internationales, le LAG devient rapidement le plus gros laboratoire de recherche en automatique en France.
L’enseignement bénéficie de cette dynamique, grâce à l’utilisation des pilotes de recherche et au développement de maquettes pédagogiques.

Calculateur MAT01 et pilote de distillation du Laboraroire d'Automatique de Grenoble - Gipsa-lab
Le calculateur MAT 01 (à gauche) était associé au pilote de distillation (à droite)